Articles

A 35 ans, je me suis retrouvée dans une entreprise qui préparait un plan social, comme tant d’autres en ce moment. En gros on me proposait de l’argent pour partir, en tout cas suffisamment à mon goût. J’avais certes une situation stable, un bon salaire, au dessus du marché, mais je ne m’éclatais pas dans mon job.

Première étage: faire un point

J’ai monté un joli dossier pour faire partie de ce plan de « sauvegarde » de l’emploi. Même si cette option semblait évidente pour moi, il m’arrivait de me demander si au fond si je n’avais pas tort. Je n’avais pas tort, j’en suis sûre maintenant.

J’en ai profité pour faire un point sur ce que je voulais faire. Cela faisait 13 ans que j’étais sortie de l’école. Après mes études, j’ai travaillé pour plusieurs instituts d’études marketing. Je suis passée de stagiaire, à chargée d’étude junior puis senior puis directrice d’études. Ensuite je suis allée chez l’annonceur. Qu’est-ce que j’allais faire ensuite ?

Je me suis dit que retourner à l’école me fera le plus grand bien. Je ne savais pas trop à quoi cela allait me servir mais mon entreprise était disposée à payer des formations pour dégraisser le personnel (ce qui au passage ne m’a pas fait perdre un gramme).

Une mise à jour indispensable

Finalement, j’ai suivi 2 masters, tous les deux à temps partiel (environ 3 jours par mois pendant 1 an). J’ai d’abord suivi un master en marketing digital pour remettre à niveau ma connaissance du marketing à l’aube des réseaux sociaux et des GAFAS. J’ai ensuite suivi un autre master spécialisé en data destiné aux non-ingénieurs pour comprendre les usages du big data et la data science. Depuis un moment, les gens d’études marketing voient ce mur de data en face d’eux sans bien comprendre ce qu’il cache. Et comme vous le savez « winter is coming ».

Accepter d’avoir un parcours moins lisse

Retourner à l’école m’a permis de faire voler en éclats certains schémas de pensée en rencontrant d’autres gens avec d’autres parcours. Je me suis rendue compte que les carrières ne sont plus linéaires. Ce n’est pas si grave, c’est comme ça.

Je pense qu’on finira presque tous par se faire virer de sa boîte à un moment où l’autre … le temps me donne malheureusement raison petit à petit . Il faut le savoir et s’y préparer.

Avoir moins peur, c’est un début.

J’avais peur de quitter mon entreprise car j’allais me retrouver sans emploi. « Sans rien », comme on dit. On sait bien que pour trouver un emploi, il est vivement recommandé d’en avoir déjà un. C’est très logique. Ne pas avoir d’emploi est suspect.

Je me suis dit que ma peur ne devait pas me freiner dans mes choix. Je me suis lancée, j’ai quitté ma boîte, je suis allée à l’école, j’ai fait une pause. J’ai fait autre chose.

Il faut l’assumer et tant pis si cela allait rendre mon parcours un peu moins lisse. Au contraire, Je me rend compte maintenant cette période me donne une aspérité supplémentaire. Et si ça ne plaît pas à tout le monde, tant pis.

Sortir de son carré

Retourner à l’école m’a permis aussi de sortir de mon carré. Dans mon cas, le carré était le monde des études marketing. J’avais travaillé en institut d’études et dans le service études au sein d’un annonceur.

En retournant dans un master marketing, j’ai pu aborder à nouveau le marketing de façon plus globale, de prendre de la hauteur, dans ce nouveau monde digitalisé.

C’est quelque chose qu’il est difficile à faire quand on va au bureau tous les jours. On a peu de temps pour faire de la veille. Il est difficile de rencontrer d’autres personnes en dehors de l’entreprise. On a du mal à assister à des conférences ou aller à des salons pour voir un peu ce qu’il se passe en dehors des 3 mètres carrés de notre bureau.

Apprendre est un état d’esprit

Au final cela a enclenché autre chose qui a toujours été là: la curiosité et l’apprentissage continu. Cela m’a donné la certitude que nous devons continuer d’apprendre tout au long de la vie. Qui sait je retournerai peut être à l’école d’ici quelques années.

Retourner à l’école ne m’a pas seulement servi à apprendre des « choses ». J’ai fait un reset mental beaucoup plus profond. Je suis heureuse d’avoir pu retourner à l’école. J’ai pu vivre une expérience différente qui m’a permis de voir les choses sous un autre angle. Ce temps m’a également permis de gagner un peu de recul et de liberté. Comme une mise à jour. J’ai redémarré la machine. Je suis restée la même mais je fonctionne (un peu) mieux.

Je voudrais vous parler d’un MOOC très intéressant qui m’a été recommandé lors de mon entrée en Executive Master Data Strategy à MediaSchool. Le MOOC en question est disponible sur la plateforme OpenClassRooms. Il s’intitule Comprendre le Big Data à travers les films de cinéma. Comme il est parfois difficile de s’y retrouver dans l’offre de MOOC, je partage mon expérience.

Ce MOOC a été réalisé en collaboration avec des écoles d’ingénieurs prestigieuses (ENSAE ParisTech et ENSAE-ENSAI) ce qui est déjà un beau gage de qualité. Les deux orateurs du MOOC sont Guy Jacquemelle et Xavier Perret, co-auteurs du livre « Big data: Le Cinéma avait déjà tout imaginé » (éditions Kawa). Cependant il ne faudrait pas croire que ce MOOC ne s’adresse qu’aux ingénieurs, mathématiciens ou informaticiens. Si vous êtes dans le marketing comme quoi et que vous souhaitez avoir un cours pour mettre un peu d’ordre dans tout ce que vous avez déjà lu sur les données, la big data, la smart data, ce MOOC est fait pour vous.

instant-digital-ENSAE-ENSAI

Et si comme moi vous adorez les films de science fiction, n’hésitez plus, ce MOOC va vous plaire. Cependant, il n’est pas nécessaire d’être un fan de films de science fiction pour suivre. En effet, le parallèle entre le film de science fiction et le concept étudié sera toujours expliqué dans la vidéo. Si vous n’êtes pas fan de science fiction, vous pouvez donc y aller … et qui sait, cela vous donnera peut-être envie de découvrir certains classiques de la SF.

Ce que vous allez apprendre

Le MOOC m’a permis de structurer ce que j’avais déjà lu sur le big data et de retrouver une définition claire de nombreux concepts liés au big data (machine learning, intelligence artificielle, algorithme de recommandation, …). Le MOOC est divisé en 4 parties.

La première partie est la partie introductive qui rappelle ce qu’est le big data. La deuxième partie parle de prévision.  L’enjeu avec la big data n’est plus seulement de savoir ce que vous faites et aimez mais bien de prévoir ce que vous allez faire et aimer avant même que vous n’ayez demandé quoi que ce soit. Les concepts de overfitting (surapprentissage) et underfitting (sous-apprentissage) sont également abordés pour parler des possibles erreurs de prédiction. Il est également rappelé qu’une corrélation ne reflète pas toujours une relation de causalité. Enfin, si vous voulez comprendre un algorithme de recommandation comme celui de Netflix, le MOOC vous explique comment cela fonctionne. La troisième partie approfondit le fonctionnement des algorithmes: comment les algorithmes apprennent (machine learning). Vous y apprendrez l’origine de l’intelligence artificielle, et que l’IA est déjà parmi nous: nous nous en servons déjà tous les jours. La dernière partie s’interroge sur les risques et dérives possibles du big data.

Mon avis sur OpenClassrooms

La plateforme OpenClassrooms vous permettra d’accéder gratuitement à ses cours … dans la limite de 5 cours par semaine. Si vous n’êtes pas pressé, vous n’avez donc pas besoin de payer. Mais si vous voulez allé plus vite, être certifié ou télécharger les vidéos des cours, il vous faudra payer l’abonnement (à partir de 20€ par mois).

Attention tout de même quand vous vous inscrivez sur la plateforme: il s’agit d’un abonnement. Votre compte bancaire sera prélevé de 20€ tous les mois de façon automatique sauf si vous faites une demande à OpenClassrooms d’arrêt d’abonnement. Je me suis désabonnée sans souci quand je n’avais plus besoin d’accéder aux cours, cela se fait directement en ligne sur le site et mon abonnement s’est donc terminé à la fin du mois qui avait été payé. Le site de OpenClassrooms est donc un site clair, simple à utiliser et transparent sur ses tarifs et son fonctionnement.

Si vous êtes demandeur d’emploi, c’est gratuit. Grâce à un partenariat avec Pôle Emploi, les demandeurs d’emploi ont un accès Premium Solo gratuitement.