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Le Printemps des Etudes 2015 a pris place au Palais Brongniart à Paris pour 2 jours à partir du 16 avril. La conférence d’ouverture de ce rendez-vous des professionnels du marketing et des études nous a offert une belle danse de petits robots. François Bellanger, le fondateur du think tank Transit City nous a parlé des enjeux de l’homme androïde et du transhumanisme.

Nous sommes déjà tous des cyborgs

Un est un être humain qui a reçu des greffes de parties mécaniques. Quand François Bellanger affirme que nous sommes déjà tous des cyborgs, il parle du téléphone portable qui est devenu une extension de notre corps. Ce petit appareil électronique nous permet d’être en permanence connecté avec le monde entier.

Le marché des objets connectés et notamment des bracelets est en train d’exploser. Certains ne sont encore que des gadgets et le marché a besoin de se structurer. Les compagnies d’assurances pourraient bientôt proposer une aide pour surveiller notre santé grâce à des dispositifs connectés, ce qui soulève de nombreuses questions éthiques à propos des données et de leur utilisation. Ces compagnies pourraient faire payer des malus à ceux qui ne prennent pas assez soin de leur santé et des bonus aux bons élèves.

La marque Nike a déjà proposé aux New Yorkais équipés de son application de profiter d’avantages en fonction des kilomètres parcourus. Nike n’est plus plus un vendeur de baskets, c’est un coach qui peut vous récompenser en fonction de votre comportement et vous aider à être plus performant.

Et demain, le transhumanisme ?

On peut vouloir plus que la performance, on peut vouloir changer l’homme. C’est le discours du transhumanisme, ce courant qui pense que la technologie et la science vont améliorer l’être humain, physiquement et mentalement, jusqu’à le rendre immortel.  La nouvelle campagne Reebook « Be More Human » est en phase avec cette promesse. La marque ne promet donc plus seulement plus de performance et de bien-être, la marque promet un meilleur « être ».

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La bande annonce des jeux paralympiques de 2012 à Londres  « Meet the Superhumans » présente des personnes handicapées comme des super héros dotés de super pouvoirs. Bientôt, les personnes handicapées pourraient être plus performantes que les personnes valides.

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C’est quoi un corps humain ?

Les américains ont une vision d’un corps qui peut être modifié et amélioré, à l’instar des corps de leurs super-héros que la science a modifié et rendu plus fort (certes, parfois par erreur). La série L’homme qui valait 3 milliards a été lancée en 1976. Le jouet GI Joe permettait déjà aux enfants de changer des parties du corps de cette poupée. Aujourd’hui, les prothèses sont déjà utilisées et vont encore s’améliorer. L’armée américaine travaille depuis pratiquement 10 ans sur le soldat connecté; les exosquelettes sont aujourd’hui une réalité et une banalité.

Le mannequin américain Aimée Mullins est une athlète amputée des deux jambes. Elle a une collection de jambes qu’elle peut changer en fonction des occasions. Elle est un des exemples qui montre comment on peut redéfinir la vision classique de son corps.

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Au Japon, on peut comprendre que l’idée selon laquelle les superhéros naissent des irradiations ne soit guère pertinent. Les japonais n’ont pas touché au corps, ils ont donc inventé des gentils robots dotés de super-pouvoirs: Astro Boy a été créé en 1953 et milite avant tout pour la paix. Le robot Tetsujin 28 est lui téléguidé par un adolescent à partir de 1964. Télécommander un robot est une idée banale pour un japonais. Aux Etats Unis au contraire, les robots font peur. Ils sont très souvent méchants et dangereux dans la culture populaire.

Quels enjeux pour le marketing des objets connectés ?

Le président de l’association française du marketing Gilles N’Goala a clôturé cette conférence en s’interrogeant sur les implications du marketing des objets connectés. La question sera de savoir à qui appartiennent les données: à l’utilisateur, celui qui a vendu ou installé le dispositif connecté, le médecin dans le cadre de dispositif médicaux ? Qui aura le droit de monétiser les informations générées par ces objets connectés du 21ème siècle ?

Crédit photo : Flickr / Kenny Louie / Even the Dark Side needs motivation

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